03 novembre 2013

Si loin...

Ce week-end, à moins de 5 km de là où tu reposes, j'avais l'impression d'être avec toi...

Ce soir, de retour en Normandie, je me sens tellement loin de toi...

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02 novembre 2013

Dis-leur que j'existe

J'emprunte ces mots à une autre maman désenfantée, à destination de ceux qui ne comprennent pas...

 

Dis leur que j'existe

Maman,

Voilà tout juste deux mois que nous sommes séparées.

Une journée après l'autre, de défaites en victoires,
Je t'ai vue doucement accepter mon départ.

De remises en questions en doutes interminables,
Tu apprends peu à peu à vivre l'inacceptable.

Je suis heureuse, Maman, quand je te vois sourire
Et quand je sens en toi lentement la paix venir.

Je peux voir dans ton cœur que la colère s'efface
Et que c'est notre amour qui enfin prend sa place.

Je peux voir la tendresse inonder ton sourire
Quand tu penses en silence à nos rares souvenirs.

Je peux voir ton visage d'où s'effacent les larmes
Et où colère et peine déposent enfin les armes.

Alors pourquoi parfois ce chagrin dans tes yeux ?

Et pourquoi cette douleur, qui soudain ressurgit,
Qui bondit comme un fauve quand les autres m'oublient ?

Comment est-il possible, après tant de douleurs,
Qu'ils puissent nier ma vie et me fermer leurs cœurs ?

Toi qui m'as eue, Maman, l'espace de quelques mois,
Dans ton ventre blottie, là, tout au creux de toi.

Toi qui m'as mise au monde, une fois ma vie enfuie,
Ne les laisse pas me perdre à nouveau vers l'oubli.

Il en est parmi eux qui disent croire en Dieu.
Bien qu'ils ne l'aient pas vu, Il existe à leurs yeux.

Alors comment osent-ils, lorsqu'ils parlent de moi,
Dire : "Nous ne l'avons pas vue" et puis en rester là ?

"Nous ne l'avons pas connue", "Elle n'était pas vivante",
"Pour nous, tu le comprends, tu n'as pas eu d'enfant"

C'est tellement plus facile de tout réinventer
Plutôt que d'accepter ma mort prématurée.

Comme ils sont lâches, Maman, et comme j'aurais aimé
Qu'ils me fassent une place dans leur réalité.

Ce sera dur encore, il te faudra lutter,
Pour leur faire comprendre que j'ai bien existé.

Que mon cœur a battu, logé au creux de toi,
Et que c'est bien une vie qui s'est arrêtée là.

Mais tu ne seras pas seule dans ce si long combat,
Je serai là, Maman, blottie tout contre toi.

Pour finir, Maman, s'il te plaît persiste,
Et encore une fois, dis leur que j'existe...

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31 octobre 2013

Demain, dès l'aube

Ce n'est pas parce que c'est la Toussaint mais parce que ce week-end est notre première occasion de retourner sur la tombe d'Élise depuis son enterrement, chez nous, à 150 km de là où nous vivons.

 

Demain, dès l'aube

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

Demain, dès l'aube

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30 octobre 2013

Et maintenant - Gilbert Bécaud

Audio

Une chanson d'amour amoureux de plus qui résonne étrangement à mes oreilles...

Et maintenant que vais-je faire
De tout ce temps que sera ma vie
De tous ces gens qui m'indiffèrent
Maintenant que tu es partie

Toutes ces nuits, pourquoi pour qui
Et ce matin qui revient pour rien
Ce cœur qui bat, pour qui, pourquoi
Qui bat trop fort, trop fort

Et maintenant que vais-je faire
Vers quel néant glissera ma vie
Tu m'as laissé la terre entière
Mais la terre sans toi c'est petit

Vous, mes amis, soyez gentils
Vous savez bien que l'on n'y peut rien
Même Paris crève d'ennui
Toutes ses rues me tuent

Et maintenant que vais-je faire
Je vais en rire pour ne plus pleurer
Je vais brûler des nuits entières
Au matin je te haïrai

Et puis un soir dans mon miroir
Je verrai bien la fin du chemin
Pas une fleur et pas de pleurs
Au moment de l'adieu

Je n'ai vraiment plus rien à faire
Je n'ai vraiment plus rien

Posté par Tannabelle à 17:20 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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