23 septembre 2014

Un cœur en automne

Tu es morte en été.
Tu es née en été.

Tu as été enterrée en automne.

C'était il y a un an.

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22 septembre 2014

Échographie prémorphologique

Il y a une dizaine de jours, nous avons passé une nouvelle échographie, une en plus par rapport aux trois "de base" prévues pour une grossesse simple et qui se passe bien. Même si je ne veux pas tomber dans la surmédicalisation pour cette nouvelle grossesse, il est des angoisses que seuls des examens supplémentaires pourront un peu apaiser. La sage-femme que j'ai vue début août l'a bien compris et a renouvelé la proposition de la sage-femme qui nous avait fait passer la première échographie fin juillet : choisir, dans une certaine mesure, le suivi que nous souhaitions.

Pendant les quelques jours qui ont séparé ces deux rendez-vous, j'ai longuement réfléchi à ce qui m'aiderait à vivre cette grossesse le plus sereinement possible et ai finalement décidé de demander un compromis : revoir le Dr Brasseur pour les échographies et voir une sage-femme pour les consultations. Revoir le Pr Verspyck ne m'aurait rien apporté, si ce n'est une vague d'émotions négatives à chaque rendez-vous.
Cela peut paraître étrange car c'est le Dr Brasseur qui a été l'oiseau de mauvaise augure. Pourtant, c'est aussi grâce à elle que nous avons "rencontré" Élise au fil des échographies ; c'est grâce à elle que nous avons pu nous préparer à l'accueillir comme il le fallait. Et surtout, compte tenu du stade précoce auquel elle a découvert les malformations d'Élise, nous avons une confiance absolue en ses compétences.
Non que ce ne soit pas le cas vis-à-vis du Pr Verspyck mais ses interventions au cours de la grossesse des grumeaux ont été beaucoup plus "négatives" à nos yeux. C'est avec lui que nous avons évoqué l'interruption de grossesse ; c'est à lui que nous avons annoncé notre décision d'accepter cette interruption de grossesse ; c'est lui qui a arrêté le coeur d'Élise. Il n'est pas question ici de reproche ou de rancoeur : le Pr Verspyck n'a fait que suivre notre "souhait", il n'a été que l'exécutant d'une mécanique qui nous a tous dépassés. Mais il est trop associé au destin tragique d'Élise pour que nous souhaitions le revoir si nous pouvons l'éviter.

Echographe

C'est donc le Dr Brasseur qui a réalisé cette échographie prémorphologique, au même terme (à quelques jours près) que celui auquel avaient été découvertes les malformations d'Élise : le moment idéal pour désamorcer toute angoisse quant à une éventuelle récidive de ces anomalies.
Le Dr Brasseur a eu la délicatesse de se concentrer immédiatement sur le cerveau et le visage du haricot alors achevons le faux suspens immédiatement : aucune malformation (ni fente labio-palatine, ni dilatation ventriculaire cérébrale, ni autre anomalie) n'a été décelée. Je ne vous dirai jamais, au sortir d'une échographie, que tout va bien pour ce haricot ; ce type d'examen ne permet pas de l'affirmer. Je me contenterai donc de résumer en disant qu'aucun problème n'a été détecté.
D'ailleurs, quand on regarde bien les formulations sur le compte-rendu de l'examen, on comprend que les médecins aussi restent prudents :
"Les ventricules cérébraux ne présentent pas de dilatation visible."
"Les hémisphères cérébelleux, le vermis et la grande citerne sont d'aspect normal."
"Le nez et les lèvres sont d'aspect normal : pas de fente labiale décelable. Le profil ne présente pas d'anomalie interprétable en échographie."

Le Dr Brasseur a par ailleurs proposé de nous revoir une fois par mois, en plus des échographies des deuxième et troisième trimestres prévues en octobre et décembre. Je reconnais qu'en constatant l'écart entre les trois échographies de base et entre la dernière échographie et le terme prévu, je me suis demandé comment j'allais tenir, psychologiquement parlant, mais je n'aurais jamais demandé à "prendre la place" de quelqu'un d'autre en demandant des examens supplémentaires superflus. J'aurais eu des scrupules à "abuser" de rendez-vous supplémentaires avec une spécialiste mais puisque c'est elle qui l'a proposé, c'est que ces examens lui semblent justifiés, que la raison soit "juste" psychologique ou pas. Dans quelques jours, nous retournons au CHU pour plusieurs rendez-vous calés la même journée (sage-femme, échographie, psychologue) : nous en profiterons pour prendre ces rendez-vous supplémentaires.

Il y a un autre élément à retenir de cette échographie. Vous vous souvenez sans doute que nous ne souhaitions pas connaître le sexe du haricot avant la naissance. En vérité, j'étais la seule à vouloir garder le suspens, contrairement à mon mari. Nous étions donc convenus de prétendre que ni lui ni moi ne le connaissions, histoire de lui éviter de se faire harceler ou piéger par notre entourage. Lors de cette dernière échographie, il devait donc être le seul à savoir si j'avais un petit Hector ou une petite Coline dans le bidon - tout comme il aurait dû être le seul l'an dernier à savoir que j'attendais un petit Gaspard et une petite Élise. Jusqu'à la veille de l'échographie, je maintenais le cap de la surprise. Mais le matin même, j'ai brusquement réalisé que je ne vivrais pas les choses de la même façon selon que j'attendrais un garçon ou une fille et que j'avais besoin de m'y préparer. Attendre une fille serait autrement plus compliqué à gérer que d'attendre un garçon, par rapport à Élise évidemment mais était-il besoin de le préciser.
À la fin de l'échographie, mon mari a donc glissé discrètement mais de façon intelligible tout de même : "alors, tu veux connaître le sexe ou pas ?". Le Dr Brasseur a forcément relevé et, après ma réponse positive, nous a montré les images dévoilant le sexe du haricot. Du coup, pour ne pas risquer la gaffe non maîtrisée, nous avons décidé de révéler le sexe à tout le monde.
J'ai donc le plaisir de vous annoncer qu'Élise et Gaspard vont avoir un petit frère !

19 septembre 2014

365 jours avec mon fils

365 jours où j'ai posé un visage sur ton prénom et le début de ton histoire
365 jours où je t'ai vu sourire
365 jours où le soleil s'est glissé sous tes paupières
365 jours où je t'ai lu une histoire le soir
365 jours où ta présence m'a remplie de bonheur
365 jours où je me suis bouché le nez en lavant tes couches
365 jours où je me suis amusée de te voir évoluer
365 jours où je t'ai entendu rire
365 jours où j'ai préparé tes repas moi-même
365 jours où je t'ai imaginé à la crèche
365 jours où je t'ai bercé pour t'endormir
365 jours où j'ai repéré les seuls endroits où l'on trouve tes tétines préférées
365 jours où j'ai choisi des livres et des jouets pour toi
365 jours où j'ai consolé tes pleurs
365 jours où je t'ai parfois bercé quatre fois par nuit
365 jours où j'ai entendu ta voix
365 jours où tu n'as pas quitté mes pensées
...

365 jours où j'ai aimé la vie avec toi

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365 jours sans ma fille

365 jours où j'ai posé un visage sur ton prénom et ton histoire
365 jours où je n'ai pas vu ton sourire
365 jours où le soleil s'est posé sur ta tombe
365 jours où je ne t'ai pas lu d'histoire le soir
365 jours où ton absence m'a brisé le cœur
365 jours où je n'ai pas lavé tes couches
365 jours où tu es restée silencieuse et immobile
365 jours où je n'ai pas entendu ton rire
365 jours où je n'ai pas préparé tes repas
365 jours où je ne t'ai pas imaginée rentrer à la crèche
365 jours où je ne t'ai pas bercée
365 jours où je ne me suis pas demandé où trouver ta tétine préférée
365 jours où j'ai choisi des fleurs pour ta tombe
365 jours où tu n'as pas pleuré
365 jours où tu ne m'as pas réveillée quatre fois par nuit
365 jours où je n'ai pas entendu ta voix
365 jours où tu n'as pas quitté mes pensées
...

365 jours où j'ai détesté la vie sans toi

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18 septembre 2014

Tu es morte il y a un an

Ce message a été rédigé hier et sa publication a été programmée par avance car, en ce jour anniversaire, nous souhaitons faire de cette journée une journée à part, centrée sur nous, Élise, Gaspard et le haricot. Nous ne répondrons ni aux mails, ni aux sms, ni aux messages Facebook, ni aux appels, ni aux visites.

Aujourd'hui, cela fait un an que tu es morte. Et je pense à toutes les façons de décrire ta réalité.

Tu es morte in utero.
C'est la vérité mais je n'aime pas le dire comme ça car (j'ai l'impression que) ça ne dit pas vraiment ou toute la vérité, ça laisse entendre que c'est une mort spontanée, naturelle, accidentelle, inexpliquée.

Tu es mort-né - ou peut-être faut-il dire morte-née.
Tu vois, moi qui fais tellement attention aux mots, je n'ai jamais trouvé la force de vérifier si ce terme se met au féminin.
Cette façon-là non plus, je ne l'aime pas. Parce qu'il y a dedans le pire mot que l'on puisse associer à son enfant, un mot que je n'arrive pas à prononcer quand il s'agit de toi.

Tu es née sans vie.
C'est la formulation que j'utilise le plus souvent, voire tout le temps. Parce qu'elle est plus douce à mes oreilles et mon cœur de maman. Mais je regrette qu'elle ne semble pas dire exactement la vérité, qu'elle l'adoucisse un peu trop aux oreilles des autres. Étrange contradiction !

Tu es morte avant de naître.
Une formulation que je n'utilise jamais. Pourtant elle a le mérite, par sa temporalité explicite, de souligner tout le paradoxe et toute l'absurdité de ton existence.

 

Aujourd'hui, nous sommes le 18 septembre 2014. Tu es morte il y a 365 jours et tu es née il y a 364 jours.


17 septembre 2014

Chacun sa place, vraiment ?

Il y a un an, j'avais deux grumeaux dans le ventre.
Aujourd'hui, j'ai un haricot dans le ventre.

Un sentiment bizarre m'étreint quand je pense au lien entre ces deux évènements.
Si Élise avait été là aussi, nous n'aurions pas eu de nouveau désir d'enfant si rapidement, histoire de "nous remettre" de l'arrivée des grumeaux.
C'est parce qu'Élise n'est pas là que nous avons voulu un autre enfant si tôt.

Élise à la place du haricot... Le haricot à la place d'Élise...
Est-ce que chacun est vraiment à sa place ? Est-ce que chacun a vraiment sa place ?

Je me souviens d'une réflexion que je me suis faite et qui m'a serré le cœur, dans la salle d'attente de mon premier rendez-vous pour cette nouvelle grossesse : "Je ne devrais pas être là."
Je n'aurais pas dû être de nouveau enceinte ; j'aurais dû être comblée par mes grumeaux et temporairement immunisée contre l'envie d'un autre enfant.

C'est étrange de se dire ça.
Pourtant je suis heureuse que le haricot soit là, je l'aime déjà et sa présence sera une évidence dans moins de cinq mois.
Mais c'est perturbant de se dire qu'il est là parce qu'elle n'est pas là. Je m'efforce d'agir et de penser comme si notre vie n'avait pas changé de trajectoire mais il est des évidences qu'on ne peut nier : même si nous voulions et voulons toujours quatre enfants (vivants...), force est de constater que, si Élise avait été là, notre troisième enfant n'aurait pas été ce haricot...

Cette façon de voir les choses est discutable, je le sais. Car je sais qu'il en existe une autre : celle du "battement d'ailes de papillon". Tout est lié, paraît-il. Il nous appartient de réajuster notre vision des choses en fonction de cette réalité.

Réflexion

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Il y a un an

Ce soir, je pense à ce soir du 17 septembre 2013, dont je ne savais pas à l'époque tout ce qu'il était, tout ce qu'il impliquait, tout ce qu'il signifiait, tout ce qu'il représentait.

Je ne me souviens pas de la journée du 17 septembre 2013. C'était sans doute une journée ennuyeuse, passée à l'hôpital en compagnie de mon mari, rythmée par les visites des sages-femmes et des aides-soignantes.

En revanche, je me souviens bien de l'enchaînement de la soirée, à partir du moment où le Professeur Verspyck est venu me chercher pour l'échographie, en fin d'après-midi. Mon mari était en train de lire Stephen King, assis dans le fauteuil, à côté de moi, pendant que je faisais une réussite sur le plateau roulant, assise dans le lit.
Je me souviens de la salle où j'ai passé l'échographie - la dernière pour les grumeaux. C'était la salle où j'avais passé une échographie de surveillance pendant le traitement d'une des trois FIV (je ne sais plus laquelle) et surtout la salle où j'avais passé l'amniocentèse.
Je me souviens que je ne voyais pas grand-chose de l'écran pendant l'échographie.
Je me souviens de l'attente alors que le Pr Verspyck allait chercher mon dossier.
Je me souviens de la surprise - que mon mari avait cependant vue venir - de l'annonce de la date prévue pour l'ISG.
Je me souviens de notre retour dans la chambre.
Je me souviens de mon autorisation de sortie pour le dîner, annoncée par une sage-femme sans doute mise au courant quelques minutes plus tôt par le Pr Verspyck.
Je me souviens des coups de téléphone à nos parents, avant de sortir.
Je me souviens du trajet à pieds jusqu'au restaurant, du dîner (le dernier passé ensemble, à quatre), du trajet retour à pieds sous la pluie jusqu'à l'hôpital.
Je me souviens de la sage-femme croisée juste avant de rejoindre ma chambre, à qui j'ai expliqué brièvement mon autorisation de sortie et qui était déjà au courant, bien sûr.
Je me souviens de ma peine à trouver le sommeil.
Je me souviens de la perte des eaux au milieu de la nuit.
Je me souviens de ma prise en charge par la sage-femme, justement celle croisée avant de rejoindre ma chambre quelques heures plus tôt.
Je me souviens de mon attente jusqu'à une heure décente pour prévenir mon mari.
Je me souviens de l'arrivée de mon mari.

Je me souviens de tout ce qui a suivi. Mais, même si nous avions déjà changé de jour depuis quelques heures, tout ce qui a suivi appartient au 18 septembre 2013. Le 17 septembre s'est terminé pour moi au petit matin du 18.

Larme

Fix you - Offspring

Audio

C'est mon frère qui m'a fait découvrir cette chanson d'Offspring. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de trahir l'intimité du message qui accompagnait le lien vers cette chanson, dans son mail daté du 11 mars dernier.

Je viens d'aller voir le blog et les derniers billets que tu as mis. J'ai hésité ces derniers jours à vous faire part d'une chanson qui me retourne à chaque fois que je l'écoute. C'est une chanson d'Offspring, Fix you. J'ai hésité, c'est pas bien vous allez me dire. Je te sentais "bien", et je voulais te laisser dans cette émotion le plus longtemps possible, car on sait que ces moments sont tellement rares.
A chaque fois que j'écoute cette chanson, et Dieu sait si je l'écoute en ce moment, j'ai les larmes qui montent immédiatement, de la même manière que maintenant, en écrivant ce mail. Les paroles expriment tellement de choses que je voudrais faire pour vous, vous soulager, vous aider, vous soigner, vous réparer... Tellement de choses que je dis à Elise en silence quand je pense à elle...

 

J'ai beau être traductrice, je ne me sens pas capable de rendre justice au texte original (la traduction de chanson est un art plus difficile qu'il n'y paraît !) alors je me contenterai d'une traduction littérale du refrain, qui donnera une idée du sens de cette chanson aux non-anglophones.

She wakes up
Rage and grace
Pulling me closer, pushing away
And me
The sharpest thorn on your vine
Twisting and turning
We’re all intertwined

Broken wing
Empty glass
Words that scream and bounce right back
She says, you know
We’d all like to rearrange

I wish I could fix you (Je voudrais te réparer)
And make you how I want you (Et faire de toi celle que je voudrais que tu sois)
I wish I could fix you (Je voudrais te réparer)
And I wish you could fix me (Et je voudrais que tu me répares)

I wish I could heal you (Je voudrais te soigner)
And mend where you are broken (Et guérir tes blessures)
I wish I could heal you (Je voudrais te soigner)
And I wish you could heal me (Et je voudrais que tu me soignes)

A beaming sunrise buries the night
The setting sun destroys the light
Then she says, baby, I’ve gotta get going
Cutting each other
Without even knowing

She sees a million stars like holes in the sky
All God’s tears for her they cry
And I am in her rain

 

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16 septembre 2014

Oui, mais non

Pour connaître le numéro de sécurité sociale de Gaspard (je vous donne un indice : il commence par "1" ^^), j'ai téléchargé la semaine dernière son attestation de droits à l'assurance maladie, où j'ai découvert ceci : "rang de naissance = 1" alors qu'il est né précisément cinq minutes après Élise.
Je me suis donc demandé si c'est parce qu'Élise est née sans vie - et pas née avant de décéder - que Gaspard est de fait considéré comme le seul - et donc le premier - enfant de ma première grossesse. Pour en avoir le cœur net, j'ai écrit à la sécu qui m'a répondu ceci :

"Je fais suite à votre message en date du 10 septembre 2014, concernant le rang de naissance de votre enfant Gaspard.
Cette notion de rang de naissance sert uniquement pour permettre de rattacher 2 enfants ayant la même date de naissance au dossier d'un même assuré.
Notre système informatique ne peut créer de rang 2 dans le cas où un seul enfant figure au dossier.
Je suis donc dans l'impossibilité de répondre favorablement à votre requête."

En l'occurrence, si je résume : ma fille n'existe pas pour des raisons informatiques !
Je pensais que l'informatique était au service de l'humain. Visiblement, c'est l'inverse...

Pourtant, j'avais mis les formes dans mon mail.
Pourtant, la sécurité sociale reconnaît ma fille pour d'autres aspects : j'ai eu droit à un congé maternité pour jumeaux et aurai droit, pour le haricot, à un congé maternité pour troisième enfant.
C'est "drôle" d'ailleurs : dans ce billet, je me demandais quel rang de naissance je devrais indiquer pour Gaspard si la question se posait un jour. J'ai maintenant la réponse...

Pourtant, c'est pour Élise que le travail a été le plus long et le plus douloureux.
Pourtant, c'est bien Élise que j'ai rencontrée avant Gaspard.
Pourtant, c'est bien Élise que j'ai dû m'empresser "d'oublier" temporairement pour donner naissance à son frère au prix d'un dernier effort.
Pourtant, c'est bien Élise qui née à 00h22, et non à 00h27.
Pourtant, c'est bien Élise qui a fait de moi une mère.
Pourtant, c'est bien Élise notre premier enfant sur notre livret de famille.

Vous savez quoi ?!

Vous êtes 40000 à avoir rendu visite aux grumeaux depuis le 29 avril 2013 !

Bilan statistique plus détaillé à suivre dans quelques jours.

Statistiques

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