15 octobre 2014

Newsletter Petite Émilie d'octobre 2014

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En mai dernier, l'association Petite Émilie, dont je suis adhérente, m'a contactée car ils envisageaient de parler du deuil périnatal dans le cas d'une grossesse gémellaire dans leur newsletter de juillet. J'ai immédiatement accepté, trop heureuse de pouvoir parler de ce sujet qui me tient à cœur. La publication de cet article a finalement été repoussée à octobre, en raison d'une actualité estivale importante pour Petite Émilie : en juin, l'OCIRP (un organisme mutualiste/prévoyance) a en effet décidé de soutenir financièrement l'action de l'association. Le chèque de l'OCIRP, remis lors d'une soirée organisée fin juin, va permettre de financer la réédition du livret de l'association pour continuer à sensibiliser les professionnels. Petite Émilie a alors décidé de consacrer sa newsletter de juillet à cet évènement important et de laisser au deuil périnatal d'un jumeau toute la place qu'il mérite dans la newsletter suivante.

Je me suis donc attelée à la rédaction de l'article en septembre, juste après l'anniversaire d'Élise et Gaspard, pour qu'il puisse être pris en compte pour la newsletter d'octobre. Il ne m'a pas été facile de structurer les choses tant j'avais à dire sur le sujet !
Comme je savais qu'une autre maman, ayant elle perdu l'une de ses jumelles d'une mort fœtale in utero, devait également témoigner, j'ai essayé de distinguer deux aspects de notre histoire : d'une part le deuil périnatal d'un jumeau, d'autre part l'interruption sélective de grossesse.
J'ai par ailleurs essayé de me concentrer sur les particularités de la perte d'un multiple, par contraste avec la perte d'un singleton.

La newsletter d'octobre de Petite Émilie est disponible sur leur site et je me permets de la proposer également en téléchargement direct ici.

  • En première page, l'edito, dont voici un extrait : Ce trimestre, suite à plusieurs demandes d'adhérents, nous vous proposons les très beaux articles d'Elodie et Annabelle. Toutes deux ont accepté de partager avec nous ce deuil si particulier qu'est la perte d'un jumeau. C'est avec beaucoup de finesse et d'émotion qu'elles nous racontent leurs histoires, l'ambivalence de leurs sentiments, pris entre l'enfant qui n'est plus et celui qui est là...
  • En page 4, le témoignage d'Élodie.
  • En page 8, mon témoignage.

Mise à jour communiquée par l'équipe de l'association le 25/10/2014 : L’article sur « La perte d’un jumeau » dans la lettre d’information n°35 a intégré sans le signaler des extraits du livre « L’un sans l’autre, témoignages et réflexions autour du deuil périnatal d'un jumeau », publié en novembre 2008 sous le nom d'auteur "Nathalie Z".
Toute l’équipe de Petite Emilie présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu'à l'auteure de ce livre, et vous propose la lettre d’information dans sa version corrigée.
No comment...

C'est curieux : il y a un an jour pour jour, le 15 octobre 2013, pour la journée internationale du deuil périnatal, je me contentais de vous renvoyer vers une certaine section du site de Petite Émilie. Un an plus tard, en ce 15 octobre 2014, je suis en quelque sorte "de l'autre côté de la barrière" en témoignant dans leur newsletter parue aujourd'hui même.


Journée internationale du deuil périnatal

Aujourd'hui, nous sommes le 15 octobre. Comme tous les ans, c'est la journée internationale du deuil périnatal.

En 2012, je ne savais même pas ce qu'était le deuil périnatal ; je n'avais pas conscience qu'un bébé pouvait mourir avant sa naissance ou peu après. Alors de là à être au courant de l'existence d'une journée internationale consacrée à ce drame...

En 2013, je venais de tomber en plein dans ce cauchemar et de découvrir l'existence de cette journée. Pour plusieurs raisons, mon mari et moi n'avions rien fait de spécial ce jour-là.
Le matin, nous avions participé à un atelier sur l'allaitement maternel et le portage en écharpe organisé par des sages-femmes et infirmières, dans l'hôpital où nous sommes suivis. Le grand écart imposé par ce moment dédié à Gaspard et cette journée du deuil périnatal aurait été impossible à vivre davantage.
Je crois d'ailleurs qu'aucun évènement particulier n'était organisé autour de chez nous.
Et surtout, le décès d'Élise était bien trop proche chronologiquement pour que nous puissions trouver l'énergie qu'il faut pour participer à ce genre d'évènement.

Cette année, je participerai donc pour la première fois à une marche blanche en l'honneur et en la mémoire de nos bébés décédés.

Marche blanche Rouen JIDPN

Je marcherai pour ma fille, Élise...

et pour...
Adam
Alice
Anna
Aurore
Calie
Camille
Charly
Clément
Dany
David
Elise
Eloïne
Emma
Hugo
Jérémy
Jules
Laura
Lilou
Linaëlle
Loris
Maëlys
Marcel
Margaux
Maxine
Maxym
Méziane
Nathan
Noé
Ronan
Timothée
Victorine

... et toutes les étoiles qui illuminent votre ciel chaque soir !

Posté par Tannabelle à 09:27 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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