06 novembre 2014

Perles

Après les perles du bac, les perles de mon directeur adoré !

Au détour d’une conversation pro (je vous épargne la proportion pro/perso sur seulement 3mn28 !), il me demande – pour la 3e fois en 6 semaines – si « je sais ce que c’est », rapport à l’alien que j’ai dans le bidon. Je lui réponds.
Il enchaîne « Et là vous avez déjà ? ».
« Vivant ? Un garçon ».
J’ai arrêté de me battre avec lui. De toutes façons, avant mon départ en congé mat’ dans 6 semaines, il m’aura reposé ces mêmes questions au moins 3 fois !

Lors de mon entretien individuel la semaine dernière, j’ai eu droit aux grandes phrases sur la vie qui nous change, nous fait grandir, etc.
« Surtout avec l’échec que vous avez connu ».
« Ma fille n’est pas un échec. »
« Oui, pardon, ce n’est pas ce que je voulais dire. »

Et aujourd’hui, au moment de signer mon rapport d’entretien : « Je suis désolé pour l’autre jour, il faut faire attention au poids des mots ».
En effet.
Ça ne l’a pas empêché pour autant, quelques phrases plus tard, alors qu’il me parlait de sa fille à la naissance, de me la décrire comme « toute petite et cadavérique ».
Tu veux qu’on fasse un concours de celui dont la fille ressemblait le plus à un cadavre ?!

(J'aurais bien rangé ce billet dans la catégorie "Y a des claques qui se perdent" mais je n'ai pas envie de trop polluer ce blog ! :-))

Posté par Tannabelle à 15:33 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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05 novembre 2014

Dans la maison

Il reste encore plus de trois mois avant la date prévue d'accouchement ; nous ne sommes pourtant pas du genre à tout préparer dans l'excitation, l'impatience et l'insouciance. Certains diront que c'est normal avec la grossesse que nous avons vécue pour les grumeaux ; disons qu'elle n'a fait que nous rendre plus prudents, plus méfiants mais que nous n'étions déjà pas du genre à repeindre la chambre pendant le premier trimestre. Cette fois-ci, c'est différent : les quelques réaménagements que nous avons prévus dans la maison vont prendre un peu de temps, mon mari souhaitait donc profiter du pont du 11 novembre (puisqu'il ne travaille pas lundi, lui !) pour s'y attaquer et éviter de laisser la maison "en chantier" plusieurs jours ou semaines s'il s'en occupait par intermittence le soir ou le week-end.
Et puis, comme les réaménagements prévus impliquent un changement de chambre pour Gaspard, nous voulons le préparer à l'arrivée de son petit frère suffisamment longtemps à l'avance pour qu'il ne soit pas trop perturbé et qu'il n'associe pas ce chamboulement à l'arrivée de Hector.

Ce soir, nous avons donc commencé à vider les meubles qui vont devoir changer de pièce pour l'arrivée de Hector. J'ai participé comme j'ai pu mais ai rapidement dû me contenter de regarder mon mari faire, mon bidon commençant à peser, surtout en fin de journée. J'aurais préféré pouvoir être plus active, ça m'aurait peut-être évité de cogiter...

Car l'aménagement que l'on entreprend pour accueillir Hector, c'est celui que nous aurions dû faire à notre entrée dans la maison il y a 13 mois, pour Élise et Gaspard. Nous disposons en effet d'une chambre au rez-de-chaussée, qui aurait dû être la nôtre dès le début et qui va désormais la devenir, et de deux chambres à l'étage, qui auraient dû être celles des grumeaux. En même temps, je suis heureuse de préparer tout ça pour Hector mais je ne peux m'empêcher de penser que les choses ne sont pas à leur place.

Et pour couronner le tout, l'angoisse inhérente à cette grossesse trouve dans ces remaniements un terreau fertile. À anticiper autant l'arrivée de Hector, moi qui ne suis pas superstitieuse, j'ai pourtant peur que ça ne nous porte malheur, comme si en rendant sa présence imminente un peu plus concrète, on jouait à provoquer le diable.
Nous préparons l'arrivée de Hector mais si c'est à lui qu'il arrive quelque chose ? Que fera-t-on si Hector n'arrive jamais dans sa chambre, dans son lit ?...

Posté par Tannabelle à 21:40 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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