07 novembre 2016

Pour la vie

Être amies, c'est être présentes les unes pour les autres dans les pires moments de nos vies.

amies

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04 novembre 2016

Évidemment

Hier, Gaspard a commencé dans une nouvelle école (cela fait des semaines que je dois vous parler du contexte qui-fait-que, mais le temps me manque). Le prénom de sa nouvelle maîtresse ?

Questions

Je vous le donne en mille !

Questions

Élise, évidemment !

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01 novembre 2016

'liz'

Ce soir, alors que je mettais Hector en pyjama, nous avons pris mon dernier tatouage pour un arbre généalogique.

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Dès qu'il voit le personnage féminin représenté sur mon bras, Hector dit "Maman, maman". J'en ai alors profité, comme je l'ai déjà fait à plusieurs reprises, pour lui faire reconnaître les autres symboles.
Lorsque j'ai pointé le bateau, il s'est désigné du doigt.
Lorsque j'ai pointé l'avion, il a répété après moi "Babar" (pour "Gaspard", donc :-)).
Et lorsque j'ai pointé l'étoile, il a fait bondir mon cœur de joie en répétant après moi, à sa façon, "Élise" : "liz !". Pour la première fois. Mon bébé qui grandit, qui apprend à parler, qui ébauche de plus en plus de mots, et - enfin - qui fait entrer sa sœur dans son vocabulaire !

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25 septembre 2016

Dans le sien aussi

Il y a plusieurs mois que je ne vous ai pas rapporté les propos de Gaspard par rapport à sa sœur. Il est donc temps d'y remédier ! :-)

 

L'autre jour, alors que nous nous souhaitions mutuellement un bon appétit à table, Gaspard a décidé d'associer sa sœur, en y mettant tout son cœur (et toutes ses cordes vocales) : "BON APPÉTIT, ÉLISE !"

Cette semaine, alors que nous évoquions Élise, je ne sais plus exactement à quel titre mais c'était sans doute par rapport à cette période anniversaire, Gaspard m'a regardé d'un air inquisiteur, mais bienveillant : "tu vas pleurer parce qu'on parle d'Élise, Maman ?", tout ça parce qu'il a bien compris qu'en ce moment, le seul prénom de sa sœur suffit à ouvrir mes vannes.
Je me suis empressée de le rassurer : "ce n'est pas impossible, mais ce n'est pas grave. Je pleure quand on parle d'Élise parce qu'elle me manque, mais j'aime bien quand on parle d'elle. Alors si tu veux parler d'elle, tu peux. Et si tu ne veux pas, tu peux aussi."

Cette après-midi, alors que mon mari déplaçait un meuble, ce dernier a émis un bruit proche d'une flatulence. Pour faire rire Gaspard et Hector, je les ai accusés à tour de rôle d'en être l'auteur. Et Gaspard de rétorquer : "c'est pas nous, c'est Élise !".

 

Et voici l'anecdote qui m'a fait fondre, tout récemment.

Ce matin, au petit-déjeuner, Gaspard a failli renverser son lait sur son torse, sous son haut de pyjama, du côté gauche. Joignant le geste à la parole, il nous a expliqué, hilare : "mon lait, il a failli passer là, mais il y a déjà Élise !"

Belle-Île-en-Mer

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20 septembre 2016

Croizans

Hier, tu as eu trois ans. Les circonstances actuelles (beaucoup de changements en cours chez nous, j'y reviendrai dans quelques jours) ne nous ont pas permis de le fêter dignement. Nous ferons mieux dans quelques semaines, quand le calme aura repris du terrain à la tempête.

Toujours est-il que je voulais marquer le coup et faire une sorte de photographie de toi à trois ans.

Ton vocabulaire s'enrichit et ta pensée se complexifie. Tu commences même à faire de l'humour et à nous faire des blagues. C'est un vrai régal de te voir grandir !

En ce moment, ton expression fétiche, c'est "crop chouette !".

Ton amour pour les pompiers se confirme de jour en jour. D'ailleurs, plus tard, comme métier, tu veux faire "camion de pompier" (non non, il n'y a pas de mots en trop).
Cependant, je crois que tu devras affronter un grave dilemme, car depuis nos sorties estivales à des manifestations viking et médiévales et notre visite au Puy du Fou, tu voues une passion aussi nouvelle que solide aux vikings. Depuis lors, les combats sont légion à la maison et les récits des pestac' que tu as vus à différentes occasions enchantent quotidiennement nos oreilles. Nous sommes impressionnés par le niveau de détail que tu as su capter et retenir des spectacles auxquels nous avons assisté au Puy du Fou. Parmi les cinq que nous avons vus, celui sur les vikings et celui sur les chevaliers de la table ronde sont ceux qui t'ont le plus marqué.
Du coup, des flammes sortent régulièrement de ton épée - comme chez les vikings et, contrairement à Lancelot mais comme Arthur, tu parviens à extraire Excalibur du rocher qui l'emprisonne - en réalité, il s'agit d'une épée en bois que tu coinces entre les deux coussins de l'assise du canapé.

La propreté était en cours depuis quelque temps, mais sans résultat probant. Finalement, tout s'est mis en place naturellement cet été, le jour... comme la nuit ! Nous n'en demandions pas tant, mais nous sommes preneurs. (Et la cerise sur le gâteau, c'est que, grâce à l'exemple que tu lui donnes, ton frère de 19 mois a déjà commencé son chemin vers la propreté !)

D'ailleurs, en parlant de lui, ta relation avec Hector se construit de jour en jour. Vous êtes de plus en plus complices, dans les bons coups comme dans les moins bons. Il t'entraîne dans ses bêtises de "bébé", tu l'entraînes dans tes bêtises de "grand" ! Et comme il est moins farouche que toi, si quelque chose t'impressionne ou t'effraie, tu as l'intelligence de l'envoyer au front en éclaireur. ;-)

Pour toi qui avais pourtant hâte d'aller à l'école, les premiers jours ont été un peu difficiles, mais cela semble aller de mieux en mieux.
En tout cas, les menus de la cantine semblent te convenir : d'après toi, le premier midi, c'était "frites-saucisson" !
Aujourd'hui, c'était même le premier jour où nous te déposions sans que tu ne pleures. Dommage que nous nous apprêtions à t'imposer une nouvelle adaptation, dans à peine quelques semaines ! (ça, c'est du teasing ! ;-))

Bref, voilà un petit état des lieux de ta vie de petit bonhomme de trois ans. Et comme je n'ai pas d'image d'illustration sous le coude, je terminerai avec la photo d'un "petit blondinet" à qui tu me fais penser - uniquement physiquement (heureusement, diront les connaisseurs !) :

Joffrey

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18 septembre 2016

Faute de conjugaison

Ça devait être plus que parfait
Tu devais être notre présent
Et notre futur
 
Malgré notre amour inconditionnel
Tu n’as été qu’un conditionnel
Et tu n’es plus qu’un im-parfait

Réflexion

3 (s)ans

Combien sommes-nous à savoir, au-delà de l’idée intime de la finitude de l’être humain, que notre enfant va mourir ? Cette idée qui plane au-dessus de notre tête et de nos jours de fête…

Combien sommes-nous à préparer la mort de notre enfant ?
Combien sommes-nous à savoir comment notre enfant va mourir ?
Combien sommes-nous à savoir pourquoi notre enfant va mourir ?
Combien sommes-nous à savoir de quoi notre enfant va mourir ?
Combien sommes-nous à savoir par qui notre enfant va mourir ?
Combien sommes-nous à savoir à cause de qui notre enfant va mourir ?
Combien sommes-nous à décider que notre enfant va mourir ?

Combien sommes-nous à être le spectateur de la mort de notre enfant ?
Combien sommes-nous à être – pire encore – le théâtre de la mort de notre enfant ?
Combien sommes-nous à en être le metteur en scène ?
Combien sommes-nous à en être le souffleur ?

Je ne sais même pas pourquoi je m’attarde sur ce « combien », car en réalité je me fiche de connaître ce nombre : il est trop grand, puisqu’il est. ll est trop grand, puisque j'en fais partie.

 

Je t’ai pris la vie
Tu as rendu l’âme
Mais je ne sais pas à qui

Larme

04 septembre 2016

Pas celle que vous croyez

Vendredi matin, Gaspard a fait sa première rentrée scolaire. À part quelques pleurs au moment où nous avons quitté la classe, tout s'est bien passé. De toutes façons, je n'étais pas spécialement inquiète : il ne parle que de l'école depuis des semaines, il est propre (même la nuit, je n'en demandais pas tant !), il retrouve quelques camarades de la crèche dans son école et même dans sa classe. Bref, je n'avais vraiment aucune raison de pleurer pour la rentrée de Gaspard.

Sauf que, alors que nous passions quelques minutes avec Gaspard (et Hector, venu accompagner son grand frère et qui s'est encore plus vite acclimaté à la classe !) le temps que son instit' accueille les autres enfants, je me suis effondrée, au vu et au su de tous les autres parents... Et cette situation m'a rappelé le credo de ma copine Hélène : ne jamais préjuger, ne jamais présumer ! J'ai dû passer pour une mère poule incapable de couper le cordon ou désespérée de voir son fils grandir trop vite. Et pourtant, ce n'était pas pour la rentrée de Gaspard que mes larmes ont coulé à flots, mais bien pour la non-rentrée d'Élise...

Alors ne présumez jamais, ne préjugez jamais, restez ouverts d'esprit. C'est ce que je m'efforce de faire aussi depuis un moment...

Neuropédiatrie

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02 septembre 2016

Rentré(e)

J'ai préparé ton sac consciencieusement.
Nous avons choisi ensemble tes vêtements.
Nous avons petit-déjeuné en même temps.
Tu as enfilé tes nouvelles chaussures.
Nous sommes partis à pieds, sous un soleil timide.
J'ai serré ta main dans la mienne tout au long du chemin.
Nous avons rejoint ta salle de classe.
Je t'ai adressé mon plus large sourire pour te transmettre toute ma confiance.
Nous nous sommes dit "à ce midi !" en nous embrassant.

Et puis je me suis réveillée, en ce jour de première rentrée scolaire pour ton frère jumeau...

Réflexion

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26 août 2016

Éclairer, voler ou voguer

Des semaines, même des mois, sans écrire... mais il ne fallait pas désespérer : me revoici ! Et en cette (presque) rentrée, j'ai même pris l'ambitieuse résolution de rétablir un peu le rythme de publication. Nous verrons si j'arrive à lui épargner, contrairement à la plupart de ses consœurs en général, les oubliettes !

Et pour célébrer mon "retour", je vous propose une photo du dernier tatouage que je me suis offert, chargé en symboles évidemment.

Plutôt qu'avec un dessin particulier en tête, c'est avec une seule et unique tatoueuse que je voulais travailler cette fois. Une tatoueuse découverte à travers son book dans un shop près de chez nous, en région rouennaise donc, mais qui vit aujourd'hui à Bruxelles. J'ai nommé : Capitaine Plum (http://capitaineplum.blogspot.fr et https://fr-fr.facebook.com/CapitainePlumTattoo/).
Après avoir largué les petits chez les papi-mamie, nous avons donc fait un saut, mon mari et moi, au début de nos vacances qui s'achèvent tout juste, dans la capitale belge pour concrétiser le tatouage que Plum et moi avions imaginé par mail et par Skype. Jusqu'au jour J, je ne savais pas précisément à quoi il allait ressembler. Finalement, après quelques tout petits ajustements, c'est de cette mini (tout est relatif : c'est le plus grand et le plus visible de mes cinq tatouages) œuvre d'art que j'ai laissé Plum imprégner ma peau :

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Le personnage féminin, c'est moi, où mes trois enfants ont pris racine.
L'étoile, c'est Élise qui nous éclaire.
L'avion, c'est Gaspard qui vole vers son avenir.
Le bateau, c'est Hector qui vogue vers son avenir.

Au départ, Plum avait voulu donner une place particulière à Élise en la personnifiant en une petite fille pointant le doigt vers une étoile, mais je tenais à ce que ce tatouage ne mette aucun de mes enfants ni en valeur ni en retrait. Je lui ai donc demandé de garder ce personnage en lui donnant une autre interprétation et de déplacer l'étoile.

Au final, le tatouage correspond à mon envie initiale et à la vision que j'ai - aujourd'hui, enfin - de mes enfants, comme un témoignage de l'étape où je suis arrivée en ce moment.

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