06 avril 2016

Et bam !

Bon, je suis silencieuse depuis des semaines et la liste des brouillons qui végètent dans mes tiroirs est aussi longue que ma disponibilité (matérielle et émotionnelle) est limitée, mais je vais me contenter pour l'instant d'un billet "copier-coller".

Dans la famille "Demandes de partenariat complètement à côté de la plaque", je vous présente la petite dernière, reçue cet après-midi et à laquelle j'ai déjà répondu :

 

Le message reçu :

Bonjour,
Je me présente, je suis *****, je travaille pour l’agence ***** dédiée aux relations presse et promo DVD/ Cinéma. Ce mail sera l’occasion de prendre contact avec vous. En allant sur votre blog, j’ai remarqué que vous avez un certain attrait pour l’enfance. Notre agence recherche de nouvelles collaborations avec des bloggeurs.
Actuellement, nous faisons la promotion d’un dessin animé susceptible de vous intéresser « ***** » de ***** et ***** qui sortira en DVD le 14 avril 2016.
Si vous êtes intéressée, je peux vous faire parvenir un DVD ou organiser un jeu concours pour la sortie.
Dans l’attente de votre retour, je reste à votre disposition pour échanger à ce sujet.
Bonne journée
*****

 

Ma réponse :

Bonjour,
Si vous étiez réellement allée sur mon blog, comme vous osez le prétendre, vous auriez très certainement remarqué que celui-ci ne traduit pas mon "attrait pour l'enfance" mais me sert principalement d'EXUTOIRE suite à la MORT de MA FILLE.
J'aurais adoré faire la promotion de votre nouveau dessin animé, mais comme je n'ai plus de contact avec ma fille et que je ne crois pas que nous ayons installé l'électricité ni placé un lecteur DVD dans son cercueil, je crains de ne pas pouvoir (et surtout de ne pas VOULOIR) vous être d'une grande utilité.
Je suppose que votre indélicatesse n'aura d'égale que votre lâcheté, puisque je doute de recevoir ne serait-ce qu'un message d'excuse de votre part suite à cette mise au point. Mais j'ose espérer que ma réponse vous aidera à vous impliquer davantage dans votre travail et à mieux considérer les personnes avec lesquelles vous essayez de gagner de l'argent.
(Pas très) Cordialement,
Annabelle

 

Cette fois-ci, j'y suis allée un peu fort, mais en prêchant le faux pour espérer le vrai, j'ai visé juste puisque j'ai reçu, à peine quelques minutes plus tard, un mail d'excuses !

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31 janvier 2016

Le poids des mots - Bis

L'an dernier, à peu près à la même époque, j'avais déjà publié un billet sur les mots que l'on utilise pour désigner la réalité. Cette fois-ci, ce sont d'autres mots qui m'interpellent.

Perdre et disparaître
Avec les décès de personnalités survenus en ce début d'année, nous avons régulièrement entendu dans les médias "untel a disparu", "nous venons de perdre untel". En tant que traductrice amoureuse des langues en général et de sa langue en particulier, je connais par cœur les rouages de la langue française, ses pièges, ses doubles sens, ses homonymes, mais je ne peux m'empêcher de m'insurger intérieurement contre ces deux termes employés de manière euphémique pour désigner la mort.

Et puis dans la "vraie vie", qui parle de cette manière ?!
Honnêtement, le 2 janvier, j'ai été émue d'apprendre que Michel Delpech était décédé mais pas que la France avait perdu l'un de ses chanteurs les plus populaires.
Et sérieusement, quand vous avez croisé vos collègues le 10 janvier, vous leur avez demandé s'ils savaient que David Bowie avait disparu ou qu'il était mort ?

En tout cas, dans notre vie, nous ne parlons pas comme ça, mon mari et moi.
Élise n'a pas disparu : elle est morte, derrière un champ opératoire mais pour ainsi dire sous nos yeux et dans mon ventre, par notre décision - par notre faute.
Nous n'avons pas perdu Élise : nous savons où elle est, elle est décomposée au fond d'une boîte en bois six pieds sous terre, entre les vers et les taupes.

Retard
Avec le virus Zika qui sévit en Amérique du sud et est apparemment arrivé en Europe, les médias nous parlent régulièrement des risques encourus en particulier par les femmes enceintes et leurs foetus, notamment des risques de retard mental pour ces derniers.

Mais d'où sort ce terme de retard pour désigner une déficience, une défaillance, une anomalie ?!
Être en retard, c'est juste une question de timing : quand on arrive en retard, on met plus de temps que prévu à arriver mais on arrive quand même.
Ces "bébés Zika" ne seront pas en retard mentalement, ils seront déficients mentaux !

Si nous l'avions laissée vivre, Élise aussi aurait souffert d'une déficience mais pas d'un retard !

Réflexion

Pour clore ce billet, je rappellerai seulement cette citation attribuée à Albert Camus :

Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.

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03 janvier 2016

Premier bilan

Loin d'être une amatrice d'alcool ou de vins, j'apprécie cependant un verre de Vendanges tardives avec le traditionnel foie gras de Noël ou un verre de Haut-Médoc avec le fromage.

En 2013, je n'avais pas pu en profiter, puisque j'allaitais Gaspard.
En 2014, je n'avais pas pu en profiter non plus, puisque j'étais enceinte de Hector.
En 2015, je n'ai toujours pas pu en profiter, puisque je suis "sous anti-dépresseurs" depuis maintenant deux mois.

Tout ça pour vous dire que, oui, je prends des anti-dépresseurs.
Et malgré tous mes efforts, qui vont au-delà de ce traitement médicamenteux, je ne vois pas de franche amélioration.

Je suis désormais régulièrement suivie par trois "psy" :

  • La psychologue de la maternité qui me suit depuis le début. Confiance et apaisement sont les maîtres-mots de nos rares rencontres. Mais ces bienfaits ne sont que temporaires à chaque fois et ne parviennent pas à m'apporter la sérénité que je recherche. Malheureusement, j'ai dû annuler notre dernier rendez-vous à la dernière minute, programmé sur mon temps professionnel avec l'accord de ma chef, en raison d'une charge de travail trop importante et notre prochain entretien n'est prévu que fin février. J'aurais pourtant eu besoin d'une petite dose de réconfort dont elle a le secret...
  • La psychologue du CMP de ma ville. Après notre premier entretien, j'ai failli ne pas donner suite, tellement elle m'avait semblé être dans le jugement et inapte à m'aider. J'ai quand même décidé de ne pas m'arrêter à cette première impression et bien m'en a pris car, même si je suis loin d'avoir beaucoup avancé, j'ai la sensation qu'elle souhaite vraiment m'apporter son aide en m'incitant à me poser les bonnes questions et en me poussant dans mes retranchements. Mais le prix à payer est parfois lourd, tant chacune de nos rencontres - bimensuelles en moyenne - me laisse le cœur en miettes pour plusieurs jours à chaque fois.
  • La psychiatre que j'avais déjà rencontrée l'an dernier. Je ne crois pas qu'elle ait été très surprise de me revoir, même si elle s'est bien gardée de me le dire. Beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts depuis notre dernier entretien et pourtant, elle m'a retrouvée quasiment au même endroit sur la berge. Si j'ai accepté - et même décidé - de la revoir, c'est parce que je n'étais plus dans le même état d'esprit qu'en juin 2014 : encore plus mal dans ma tête mais sans doute aussi plus disponible et plus réceptive à toute forme d'aide. Nous nous voyons en moyenne toutes les quatre semaines et à chaque fois c'est son approche globale qui me "plaît". Elle s'intéresse à tout ce qui compose ma vie : mon moral, ma vie professionnelle, ma vie sociale, mes enfants, mon mari, mes projets.
    La première fois que je l'ai revue il y a deux mois, elle m'a immédiatement prescrit un anti-dépresseur, presque à ma demande. Les premiers temps, à part des nausées et un assèchement de la bouche, je n'ai pas ressenti grand-chose. Par la suite, j'ai eu l'impression d'être coupée de mes émotions, d'être comme "neutralisée",ce qui n'était pas plus mal. Mais depuis quelques semaines, le moral est à nouveau descendu en flèche, sans raison apparente ou déclencheur particulier.

J'ai également commencé à consulter un ostéopathe mais, là encore pour cause de surcharge de travail, j'ai dû annuler notre dernier rendez-vous et ne sais pas encore quand je pourrai le revoir.

Le bilan de toutes ces pistes est donc pour l'instant plutôt mitigé. Après des débuts "prometteurs", tout a ralenti, stagné ou même reculé. Mais peut-être la période des fêtes de fin d'année n'est-elle pas le moment le plus opportun pour prendre du recul...

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D-E-S-I-L-L-U-S-I-O-N-S

Avant 2008, je croyais qu'il suffisait de s'aimer et le vouloir pour devenir parents.
Avant 2013, je ne savais pas qu'on pouvait mourir avant de naître.
Avant 2015, je pensais que la rencontre avec son enfant était forcément une évidence.

Réflexion

Et toi, 2016, quelle illusion vas-tu me voler ?

 

 

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22 décembre 2015

Trois en un

Eh oui, je vais encore vous rapporter les propos de Gaspard ! Toujours pour les mêmes raisons : il est une source intarissable qui m'évite, en ces temps où ma fatigue est inversement proportionnelle à mon moral, la peine de mettre en mots et en forme les autres billets qui prennent la poussière dans mes brouillons.

J'en profite pour officialiser une nouvelle catégorie, qui, au vu de la prolixité de Gaspard qui ne fait sans doute que commencer, devrait être alimentée régulièrement par lui et probablement son frère dans quelque temps. J'ai nommé "Eux et Elle".

Samedi dernier donc, Gaspard a remporté le tiercé dans le désordre : il m'a émue aux larmes trois fois en quelques heures en parlant de sa sœur... Émue parce qu'elle n'est pas là. Émue parce qu'elle existe pour lui.

 

La première fois, c'était à propos du sapin. Chacun de nos trois enfants a "sa" boule dans le sapin. Gaspard cherchait la sienne et s'est réjoui de la trouver. Il a ensuite cherché celle de son frère, avant de la lui montrer puisque Hector était près de lui à ce moment-là. Il a alors cherché celle de sa sœur et, au moment où il l'a repérée, il s'est tourné vers le petit coin d'Élise dans notre bibliothèque en s'écriant : "Élise ! Élise ! 'garde Élise !".

*****

La deuxième fois, c'était à propos du petit nounours qu'il a eu en cadeau à l'occasion de la fête de la crèche la veille. Innocemment, je lui ai demandé comment il s'appelait. Et Gaspard de me répondre du tac-au-tac : "Élise !". Je ne m'y attendais tellement pas que je n'ai pas su quoi dire ou quoi faire. Je ne sais pas s'il vaudrait mieux éviter, pour empêcher toute confusion, ou si cela reste anodin. Heureusement, ce fameux nounours a déja changé trois fois de nom depuis ; il importe donc peu - pour l'instant du moins - que je n'aie toujours pas la réponse à cette question.

*****

La troisième fois, c'était à propos des larmes d'Élise. Alors que nous regardions encore le ciel étoilé et la lune, Gaspard a enchaîné sans transition : "Pas pleure Élise" (qu'il faut comprendre comme "Ne pleure pas Élise"). S'en est alors suivie cette conversation :
- Elle pleure, Élise ?!
- Oui.
- On ne sait pas si elle pleure... Mais à ton avis, pourquoi elle pleure, Élise ?
- Est tombée Élise.
- Où ça ?
- Pa' terre là.
- Ah bon. Le pire, c'est qu'on ne peut même pas la voir pour la réconforter.
- Vais c'erc'er Élise moi.
- On ne peut pas aller la chercher, tu sais.
- Attends Élise moi.
- ...
 
Une fois de plus, je n'ai pas su quoi lui dire. Mais je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il allait l'attendre longtemps...

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14 décembre 2015

À côté d'elle

Aujourd'hui, je vais - encore - vous rapporter ce que Gaspard nous a dit. Quand je vous dis qu'il est une vraie pipelette ! Et puis cela m'arrange bien qu'il nourrisse mes billets, puisque je n'ai toujours pas retrouvé l'énergie d'écrire plus longuement.

Ce soir, en rentrant de la crèche à pieds, tous les quatre, nous avons pris le temps de nous arrêter devant les maisons décorées et illuminées, de chercher les marrons et les vers de terre, d'admirer les Père Noël en train d'escalader les grillages et autres clôtures, de regarder les oiseaux voler au-dessus de nos têtes, de guetter le petit chat que nous avions vu à l'aller ce matin... et de lever les yeux vers la lune qui commençait à apparaître.

Et Gaspard de s'exclamer : "C'est la lune à Élise !"

Je ne sais pas si nous faisons comme il faut, mais pour l'instant, tu places Élise au même endroit que nous, mon Crapaud...

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12 décembre 2015

Si nous avions pu...

Ce soir, au milieu d'une phrase anodine, Gaspard a capté le mot "réparer". Fidèle à sa réputation de pipelette, il s'est alors amusé avec.

"Réparer Gaspard moi !
Réparer Papa moi !
Réparer Hector moi !
Réparer Élise moi !"

- On ne peut pas réparer Élise, tu sais. Si nous avions pu, nous l'aurions fait...
- Veux réparer Élise moi.

Si nous avions pu...
Mais nous n'avons même pas essayé...

01 décembre 2015

Lumière

Il y a des semaines - une éternité, en somme - que je n'ai pas publié ici. Ce ne sont ni l'envie, ni l'inspiration, ni le besoin qui manquent : ce sont le temps et l'énergie qui font défaut. Je ne désespère pas de retrouver prochainement et régulièrement l'occasion de m'épancher ici.

En attendant, j'avais envie de vous rapporter une bribe de la conversation que j'ai eue avec Gaspard ce soir.

Alors que je m´apprêtais à mettre Hector en pyjama dans sa chambre, j'ai demandé à Gaspard :

- Tu veux bien allumer la lumière de Hector, s'il te plaît ?
- Oui !
- Merci, Gaspard !
Il s'est empressé de le faire, avant de se précipiter dans sa chambre et de revenir me voir quasiment aussitôt :
- A'umé ma 'umière aussi moi.
- Tu as allumé ta lumière ?
- Oui.
- Super !
- Est où 'umière à 'Etor ?
- Ben elle est là, tu viens de l'allumer.
- Ah oui. Est où ta 'umière à toi ?
- Elle est où ma lumière ?
- Oui.
- C'est vous ma lumière.
- Ah.

Juste des paroles d'une maman amoureuse de ses enfants, mais cette idée de lumière m'a fait du bien... et m'a rappelé ces paroles de Leonard Cohen que j'aime tant (Leonard Cohen et ces paroles) :

image

There is a crack in everything
That's how the light gets in

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08 octobre 2015

Golden Blog Awards 2015

Comme l'an dernier, j'ai inscrit mon blog à un concours de blogs : les Golden Blog Awards.
Pour connaître la mécanique du concours et mes motivations, je vous invite à lire le billet de l'an dernier.

GBA

Pour voter, deux façons :

  • directement via le bouton de vote sur la droite du blog,
  • sur le site des GBA.

Vous pouvez voter une fois par jour, tous les jours jusqu'au 26 octobre !

Alors je compte sur vous ! :-)

03 octobre 2015

Une grande claque...

Ce soir, mon mari et moi nous sommes pris une grande claque, sans l'avoir vue venir.

Hector était couché. Nous finissions le repas avec Gaspard. Nous en étions au fromage et, contre toute attente, notre petit "fromagivore" a tout-à-coup délaissé son morceau de chèvre pour nous annoncer sans préambule qu'il voulait aller dormir. Nous l'avons fait répéter et, devant sa réponse déterminée, nous nous sommes dit qu'il ne fallait pas manquer cette occasion.

Au moment de quitter la table, il a répété "Élise", "va voir", signalant ainsi qu'il voulait aller regarder l'une des photos d'Élise qui est affichée dans un cadre pêle-mêle au-dessus de notre canapé. Parmi les 28 photos qui composent ce cadre, seules trois concernent Élise ; parmi ces trois photos, deux sont symboliques puisqu'elles représentent l'une sa tombe, l'autre une bougie que nous avions allumée pour elle dans la cathédrale de Calvi lors de nos dernières vacances. Tout ça pour dire qu'il n'y a qu'une seule photo d'Élise elle-même dans ce cadre et c'est précisément celle-là qu'il voulait regarder ce soir, alors qu'il s'extasie d'habitude devant celle où il regarde les poules du voisin de ses grands-parents.

Mon mari et moi, un peu pris de court, l'avons laissé faire. Il est monté sur le canapé et n'arrêtait pas de répéter "Élise" en regardant et désignant sa photo. Les larmes ont commencé à ruisseler sur mes joues, en silence. Mon mari l'a rejoint sur le canapé. Je me suis approchée à mon tour. J'ai constaté que le silence de mon mari avait la même origine que le mien. C'est alors que, pour la première fois, Gaspard a réclamé "bisou Élise". Alors que mon mari finissait de s'effondrer en larmes, j'ai porté Gaspard pour qu'il soit à hauteur de la photo d'Élise et puisse l'embrasser.

Lorsque je l'ai reposé sur le canapé, il a associé les mots "a mal" et "Élise". C'est difficile dans ces cas-là de l'aider à nous faire comprendre ce qu'il veut dire sans orienter ou induire quoi que ce soit. Nous avons fini par supposer qu'il imaginait qu'Élise avait mal, probablement à cause de la fente labio-palatine qui la défigure et donne à son nez et sa bouche la couleur du sang.

Mon mari s'était isolé dans notre chambre pour pleurer, j'étais moi-même en larmes alors que Gaspard était encore dans mes bras. Je me suis alors empressée de lui expliquer que son papa et moi ne pleurions pas à cause de lui mais parce que nous étions émus qu'il parle d'Élise, parce que nous étions tristes qu'elle ne soit pas là. Je l'ai rassuré en lui disant que même si ça nous fait pleurer, ce n'est pas grave, qu'il peut continuer à parler d'elle, quand il veut, où il veut, comme il veut. Ma plus grande hantise serait qu'il se censure ou étouffe ses sentiments pour nous préserver. Ce n'est pas à lui de nous protéger.

C'est arrivé ce soir alors que nous avions décidé de moins lui parler d'Élise, pour voir si cela l'aidait en quoi que ce soit, bien que nous n'ayons pas l'impression de lui en parler trop.
C'est arrivé ce soir, alors que nous n'avions pas parlé d'Élise aujourd'hui.
C'est arrivé ce soir alors que, jusqu'à hier, il croyait qu'Élise faisait dodo sur cette photo, ce que nous avions immédiatement et systématiquement corrigé.

Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête, mon Crapaud ? À quoi tu penses ? Qu'est-ce qui t'a fait penser à Élise ce soir ? Pourquoi as-tu voulu embrasser sa photo ?

Ce soir, mon mari et moi nous sommes pris une grande claque. Mais ce n'est sans doute que la première...

Réflexion

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