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Tannabelle et ses grumeaux
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"Livre-lui tes pensées. Des pensées que tu ne dis pas, ce sont des pensées qui pèsent, qui s'incrustent, qui t'alourdissent, qui t'immobilisent, qui prennent la place des idées neuves et qui te pourrissent. Tu vas devenir une décharge à vieilles pensées qui puent si tu ne parles pas."
Oscar et la dame rose - Éric-Emmanuel Schmitt
   
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25 mai 2014

Un jour presque comme les autres

Aujourd'hui, c'était la fête des mères en France, la première depuis que les grumeaux sont nés.
La première que je passe avec Gaspard. La première que je passe sans Élise.

Ma famille me l'a souhaitée et a compris que, même si je n'attache pas une grande importance à toutes ces fêtes "imposées", c'était un jour particulier. Un jour qui sera toujours particulier, parmi tous ceux qui le sont déjà et qui le resteront toujours.

Aujourd'hui, à droite à gauche, j'ai vu les cadeaux que certains enfants ont préparés pour leurs mamans. Et j'ai imaginé les cadeaux qu'Élise n'aura jamais la joie et la fierté de préparer pour moi.
J'ai lu les souhaits que certains adressaient aux mamans de leur entourage. J'ai notamment vu passer sous mes yeux cette phrase : "Que cette journée des mamans soit la plus belle pour toutes les mamans du monde." Et je me suis dit que cette journée ne pourra jamais être la plus belle.
Je me suis rappelé les cadeaux que j'offrais à ma mère et les poèmes que je lui récitais, dans la chambre de mes parents, le dimanche matin, encore en pyjama, à peine réveillée. Et j'ai pensé que jamais je ne partagerai ces moments-là avec Elise. Jamais.

 

Gaspard est bien sûr encore trop petit pour avoir préparé quelque chose ou même pour avoir simplement conscience de cette fête. Alors c'est le papa qui s'est fait le messager de mon crapaud, à gauche, et de ma grenouille, à droite.

Roses

Tout à droite, c'est le reflet de la "lampe d'Élise"  dans la baie vitrée.
Lampe personnalisée avec d'un côté une photo de la main d'Élise, de l'autre une photo du pied de Gaspard.

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15 janvier 2015

Musique

En attendant de trouver la force de publier les deux ou trois billets spécifiques que j'ai en tête (certains billets sont plus difficiles à écrire que d'autres, parce que plus intimes ou plus douloureux...), en voici un pour vous prévenir que j'ai créé une page listant les chansons que je publie de temps en temps sur le blog et qui me parlent ou me touchent particulièrement.

Audio

La rubrique Pages est accessible dans la colonne de droite, juste en-dessous de la rubrique Catégories.

23 mai 2014

Cosmopolitan (bis)

Je suis à la une de Cosmopolitan !

Pour être honnête, c'est mon blog qui est à la une de Cosmopolitan.
Pour être un peu plus honnête, c'est dans la rubrique Psycho de Cosmopolitan que mon blog est à la une.
Pour être tout-à-fait honnête, c'est dans la rubrique Psycho du site Internet de Cosmopolitan que mon blog est à la une.

Mais peu importe : cela veut quand même dire que mon blog a attiré et retenu l'attention !

Et je suis certaine que vos votes n'y sont pas étrangers alors : MERCI !

Et si vous ne me croyez pas, voici la preuve en image !

Cosmopolitan
Capture d'écran réalisée il y a quelques minutes

Dépêchez-vous d'aller le vérifier de vos propres yeux car les blogs à la une ne le sont que pour une semaine et je ne sais pas depuis quand le mien est à l'honneur : ils ne m'ont même pas prévenue, les saligauds ! Je l'ai découvert par hasard ce matin alors que c'était la première fois que j'avais l'idée d'aller vérifier.

6 septembre 2014

Une nouvelle histoire de prénoms

Malgré nos réflexes d'auto-protection et de prudence par rapport à cette nouvelle grossesse, nous avons naturellement commencé à nous demander comment nous allions appeler le haricot rapidement après la confirmation qu'il s'était niché dans mon bidon.

Nous ne connaissons pas encore le sexe du haricot et nous ne voulons pas le connaître avant la naissance. Il nous a donc fallu choisir à la fois un prénom masculin et un prénom féminin. Les "critères" (qui n'engagent que nous et sont forcément critiquables) étaient assez précis :

  • ne pas avoir la même initiale que moi (A), mon mari (S) ou les grumeaux (G et E),
  • ne pas être un prénom composé,
  • sonner français (pas par xénophobie mais pour que ça corresponde à nos goûts et notre culture),
  • ne pas être trop commun (sans verser dans l'originalité à tout prix).

 

Si c'est un garçon
Comme nous avons donné à Gaspard pour deuxième et troisième prénoms Paul et Marceau (les prénoms qui auraient été ceux de jumeaux garçons), il nous fallait trouver un autre prénom masculin. De toutes façons, comme Paul et Marceau ont une signification familiale, nous n'aurions pas voulu choisir entre les deux pour ce troisième enfant singleton.
Le choix du prénom masculin nous est en fait apparu comme une évidence. Nous l'avions déjà trouvé avant même que je ne retombe enceinte, alors même qu'Élise et Gaspard étaient encore dans mon ventre.
Lorsque j'avais entendu ce prénom fin août ou début septembre l'an dernier, il avait immédiatement fait tilt mais je n'en avais pas parlé à mon mari, estimant que ce n'était pas le bon moment pour parler de "l'après".
Et puis, lors d'une visite de mon mari pendant mon hospitalisation pré-accouchement début septembre, quelques secondes à peine après avoir pénétré dans la chambre, il m'avait annoncé tout sourire qu'il avait entendu un prénom qui lui avait plu.
Je vous le donne en mille : il s'agissait du même prénom !
...
...
...
Si le haricot est un haricot-sans-e, il s'appellera donc Hector ! :-)

 

Si c'est une fille
Si les grumeaux avaient été des grumelles, elles se seraient appelées Élise (!) et Agathe. Ce deuxième prénom nous plaît toujours autant mais la répétition des "A" et des "G" entre Gaspard et Agathe nous dérangeait - bon, surtout moi en fait.
Le commun accord a cette fois été plus long à trouver. Après plusieurs propositions de part et d'autre (Charlène et Sophia de mon côté, Helena du côté de mon mari), il a fini par me rejoindre sur une autre proposition que je lui avais faite. D'ailleurs, même si Sophia et Helena sonnaient bien à nos oreilles, ces prénoms sonnaient aussi un peu trop "exotiques" (toutes proportions gardées, bien sûr !) tandis qu'Agathe ne remplissait pas le critère de l'initiale inédite ;-)
...
...
...
Si le haricot est une haricote, elle s'appellera donc Coline ! :-)

Prénom

22 mars 2014

Avec... puis sans...

Aujourd'hui était un jour plutôt "avec".
Séance de bébés-nageurs avec Gaspard.
Préparation des vacances à la veille du départ.
Soleil timide mais lumineux.

En écoutant la "playlist des grumeaux", j'avais même réussi à ne pas pleurer sur "Les petits pieds de Léa" et sur "Sois tranquille".

Et puis j'ai décidé de mettre en place notre nouveau système de rangement/classement des papiers.

C'est là que que je suis tombée sur la demande de places en crèche déposée le 26 mars 2013, il y a bientôt un an.

Je me souviens que j'avais rempli deux formulaires - un pour chaque grumeau.
Je me souviens qu'il fallait préciser le prénom et le sexe de l'enfant sur les formulaires.
Je me souviens que j'avais expliqué, plutôt amusée, qu'il s'agissait de jumeaux et que nous n'en connaissions ni les prénoms ni les sexes.
Je me souviens que j'avais alors précisé sur l'une et l'autre demandes : "jumeau 1" et "jumeau 2".

Un an plus tard, comme mon cœur est lourd...

Crèche

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5 mars 2014

Tena un jour...

Un billet léger, plutôt à l'image - c'est rare ! - de mon humeur du moment, favorisée par le soleil qui réchauffe les corps et les cœurs...

Quand on achète, en septembre, des protections de grand-mère pour les lendemains d'accouchement, il faut s'attendre à être cataloguée à vie...
Six mois plus tard, notre hypermarché, armé de notre carte de fidélité-espionne, me fait des offres on-ne-peut-plus alléchantes ! ^^

Tena

12 juillet 2013

La liste de mes envies

Je viens de finir La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt.

Avec tout le tapage qui en a été fait, l'adaptation cinématographique en cours avec Marc Lavoine et Mathilde Seigner, l'histoire qui se passe chez moi (le Pas-de-Calais) et même dans une ville que je connais bien pour y avoir fait mon lycée (Arras) et lbuzz autour du dernier roman de l'auteur, je me suis laissée tenter par ce best-seller.

image

En quelques mots, j'ai été déçue, malgré le pitch accrocheur. Pas par le style - plutôt bien écrit et agréable quoiqu'un peu saccadé par moments - mais par l'histoire - trop triste, mélancolique et "désillusionnée" à mon goût - et par l'ambiance - trop pleurnicharde et nombriliste.

J'avais quitté, en plein milieu, une série de quatre romans légers et drôles pour me tourner vers ce (très court) roman afin de changer un peu d'ambiance et de varier les plaisirs mais peut-être que ce n'était tout simplement pas le genre de livres dont j'ai besoin en ce moment.

Il faut dire que la référence discrète mais permanente au troisième enfant de l'héroïne, une petite fille mort-née (élément dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce que je commence ma lecture) n'a pas dû aider le livre à remplir la mission d'évasion que je lui avais confiée...

6 décembre 2013

Sur l'échelle, je voudrais monter...

ciel

Sur l'échelle, je voudrais monter
Pas tout en haut, mais un peu quand même
Pas bien longtemps, mais juste assez
Pour m'assurer que tu es bien arrivée

Je voudrais tendre le cou
Pour voir si ta nouvelle vie te plaît
Me persuader que tu es bien entourée
Mais surtout que la vie est meilleure ici

J'observerai tous ces êtres partis d'en bas
Bien trop tôt
M'émerveillerai de leurs ailes qui ont poussé
Depuis qu'ils sont là-haut

Je voudrais monter sur cette échelle
Te serrer une dernière fois
Que tu me dises, dans un battement d'aile
Continue... je te veille
Je suis près de toi

6 octobre 2013

Retour en arrière - Épisode 1 - Du 8 au 11 septembre 2013

Maintenant que nous prenons nos repères et notre rythme, je trouve un moment pour revenir sur ces dernières semaines, avec les quinze pages de notes que j'ai prises pendant mon séjour à l'hôpital.

Nuit du samedi 7 au dimanche 8 septembre
C'est à ce moment-là que la fin de la grossesse s'est rapprochée, sans qu'on s'en rende forcément compte sur le coup.
Vers 2h20, j'ai été réveillée par une sensation d'humidité. Le temps d'aller vérifier aux toilettes s'il s'agissait d'un écoulement dû à une fissuration d'une des poches des eaux et, croyant que c'était effectivement le cas, de retourner réveiller mon mari, j'ai perdu du sang pendant quelques minutes à peine mais de façon suffisamment abondante pour nous inquiéter et nous inciter à appeler les pompiers, qui m'ont passé un médecin qui m'a à son tour envoyé une ambulance. L'attente n'a duré que quelques minutes mais elle nous a laissé le temps de nourrir des sentiments assez culpabilisateurs : pourvu que Gaspard aille bien, le destin d'Élise étant de toutes façons déjà scellé.

Dimanche 8 septembre
A notre arrivée aux urgences maternité vers 3h30 le dimanche, j'ai été prise en charge rapidement. On m'a alors posé un monitoring qui a confirmé que les deux bébés allaient bien. L'examen clinique qui a été réalisé n'a pas permis de déterminer avec certitude l'origine des saignements : peut-être étaient-ils dus à la présence d'un ectropion cervical (légère modification du col de l'utérus). La sage-femme qui m'a examinée a préféré ne pas investiguer davantage afin de ne pas risquer de faire remonter des bactéries vers l'utérus au cas où l'une des poches des eaux aurait effectivement rompu.
Dans le doute et jusqu'à confirmation par les prélèvements effectués, la sage-femme a jugé qu'il y avait eu rupture d'une des poches et m'a donc placée sous antibiotiques pour prévenir toute infection materno-fœtale, m'a mise sous perfusion pour mettre l'utérus au repos et m'a fait une piqûre en intra-musculaire pour accélérer la maturation des poumons des grumeaux au cas où l'accouchement se précipiterait (je n'en étais qu'à 33,5 SA).
L'échographie réalisée vers 6h00 a confirmé que les grumeaux avaient toujours assez de liquide amniotique et qu'ils étaient correctement positionnés : Élise avait toujours la tête en bas et le dos à gauche tandis que Gaspard était en transverse avec les fesses en l'air et la tête en bas.
On m'a ensuite transférée en unité de grossesses pathologiques (UGP) vers 8h00 le dimanche. Les deux autres monitorings réalisés dans la journée du dimanche se sont avérés rassurants. Connaissant le contexte, la sage-femme a même eu la délicatesse de s'assurer que ça ne nous posait pas problème que le cœur d'Élise soit surveillé, visible et audible.

Lundi 9 septembre
Le hasard faisant parfois bien les choses, il se trouve que c'est le Pr Verspyck qui fait le tour du service tous les lundis matins. En attendant sa visite, j'ai eu droit à un nouveau monitoring et à la deuxième et dernière piqûre de maturation des poumons des grumeaux.
Le Pr Verspyck est ensuite passé, accompagné de trois sages-femmes. Selon lui, il n'y avait pas de rupture de la poche des eaux mais, par acquit de conscience, de nouveaux prélèvements devaient être réalisés à distance des saignements pour le confirmer définitivement. En cas de rupture, je serais gardée sous surveillance ; dans le cas contraire, je pourrais sortir dès le mardi en attendant notre RDV prévu avec le Pr Verspyck le lundi suivant.
Finalement, les prélèvements ont confirmé qu'il n'y avait pas de rupture.

J'ai donc pu sortir dès le mardi 10 septembre, ce qui coïncidait avec l'arrivée de mes parents le soir même, pour 24 heures. Avant ma sortie, l'équipe d'UGP et le Pr Verspyck ont bien précisé qu'il ne fallait pas hésiter à revenir au moindre signe d'alerte.

Mercredi 11 septembre
J'ai passé la journée avec mes parents, tranquillement à l'appart' pendant que mon mari était au travail.
Le soir, en revanche, le retour à la "vie normale", à deux, avec suffisamment de temps pour cogiter, a été fatal : crise de larmes et montée d'angoisses impossibles à calmer.
Le fait de ne plus sentir bouger les grumeaux, aussi bien dans la journée du mercredi que la nuit suivante, n'a pas favorisé non plus la sérénité...

5 août 2013

Congé maternité, congé paternité

Aujourd'hui, nous sommes le 5 août : c'est le premier jour de mon congé maternité, qui doit prendre fin le 30 mars prochain.

Je sais bien que, pour l'instant, Élise et Gaspard sont encore là tous les deux mais je culpabilise parfois d'avoir droit à ce si long congé maternité alors qu'Élise ne verra jamais la lumière du jour. C'est surtout la période post-natale qui me pose problème. D'un côté, je trouve étrange qu'on m'octroie la même période que si mes deux grumeaux étaient là ; de l'autre, je suis soulagée d'y avoir droit.
Il en va de même pour le papa : il aura droit à ses 18 jours de congé paternité, même si Élise ne naît pas vivante.

Mais nous accorder les mêmes droits que si nos deux enfants étaient en vie, c'est aussi reconnaître notre statut de parents de jumeaux et c'est déjà ça.

Le pire, c'est qu'à la naissance, mon mari va probablement cumuler les 3 jours du congé naissance, les 18 jours du congé paternité et les 3 jours prévus par sa convention collective pour le décès d'un enfant. Quel drôle d'enchaînement...

Congé paternité

28 juillet 2013

Choisir...

Décider à la place des autres est tellement facile...
Choisir est tellement simple quand on n'a pas à faire ce choix...

Accepter l'ISG semble nous entraîner sur un chemin plus "facile", plus bordé, plus balisé - un chemin avec une douleur que l'on peut partager, avec des mots que l'on peut partager, des sentiments que l'on peut exprimer, des soutiens que l'on peut rencontrer.

Refuser l'ISG nous emmène sur un chemin inconnu, mystérieux, rempli de (mauvaises) surprises, de doutes.

Comment choisir entre un chemin de souffrance - où l'on se demandera toujours "Et si ?" - et un chemin d'ignorance - où l'on sait que l'on souffrira quand même ?

Chemins

8 juin 2013

Comme des poissons dans l'eau

Les grumeaux qui font des bulles, ça fait déjà plusieurs jours que je les perçois.

Mais les sentir, par moments et sans m'être encore aperçue qu'ils approchaient, "affleurer à la surface de mon bidon", comme deux dauphins qui viendraient chercher les caresses des touristes marins, c'est tout récent et ça réchauffe le coeur !

image

15 mai 2013

C'est grand comment, une poussette double ?

Comme ça !

Poussette double

(photo réalisée sans trucage)

Et je vous jure que :

  • notre véhicule n'est ni une Twingo, ni une Smart,
  • ce que vous voyez là n'est pas le top case d'un scooter,
  • la photo est à échelle humaine et non à échelle Barbie ou Lego !

Et encore, au début, les cosys peuvent à la fois s'adapter sur la poussette et faire office de sièges auto ; mais au bout de quelques mois, il faudra les asseoir dans leurs sièges auto + caser les hamacs de la poussette dans le coffre, au-dessus du châssis.

La question : comment fait-on pour emporter la poussette, nos affaires et celles des grumeaux en un seul voyage ? :-)
La réponse : comme il est pour nous hors de question de changer de voiture (la nôtre a à peine plus d'un an et nous nous refusons à passer au break ou au monospace !), nous nous sommes dit que notre Mégane - pour ne pas la nommer - ferait très bien l'affaire pour la vie de tous les jours et qu'un coffre de toit suffirait pour les trajets un peu plus longs, pour aller passer quelques jours dans le nord par exemple.

13 mai 2013

Ca y est, c'est "Facebook-officiel" !

Une fois le fameux cap des 3 mois passé, et même si la sérénité n'est pas le sentiment qui me caractérise le mieux par rapport à cette grossesse, nous avons décidé d'annoncer la double bonne nouvelle aux proches qui n'étaient pas encore au courant. Nos parents et frères étaient au courant depuis le début, il nous restait à prévenir nos oncles, tante, parrains et marraines. Nous l'avons fait, il y a 2 semaines, à travers un "faire-part de grossesse" fait-maison, que nous avons également envoyé à nos parents et frères juste pour le clin d'oeil :

Faire-part grossesse

Une fois que tout le monde a reçu ce faire-part, nous avons pu l'annoncer sur Facebook afin que tout le monde - amis pas encore au courant, copains, connaissances, (anciens) collègues - soit au courant : c'était hier soir !

Et à chaque fois - qu'il s'agisse de l'annoncer à notre famille ou nos amis, collègues et connaissances - nous étions excités comme des puces à l'idée de recevoir des félicitations et des témoignages d'amour et de sympathie ! :-)

20 septembre 2016

Croizans

Hier, tu as eu trois ans. Les circonstances actuelles (beaucoup de changements en cours chez nous, j'y reviendrai dans quelques jours) ne nous ont pas permis de le fêter dignement. Nous ferons mieux dans quelques semaines, quand le calme aura repris du terrain à la tempête.

Toujours est-il que je voulais marquer le coup et faire une sorte de photographie de toi à trois ans.

Ton vocabulaire s'enrichit et ta pensée se complexifie. Tu commences même à faire de l'humour et à nous faire des blagues. C'est un vrai régal de te voir grandir !

En ce moment, ton expression fétiche, c'est "crop chouette !".

Ton amour pour les pompiers se confirme de jour en jour. D'ailleurs, plus tard, comme métier, tu veux faire "camion de pompier" (non non, il n'y a pas de mots en trop).
Cependant, je crois que tu devras affronter un grave dilemme, car depuis nos sorties estivales à des manifestations viking et médiévales et notre visite au Puy du Fou, tu voues une passion aussi nouvelle que solide aux vikings. Depuis lors, les combats sont légion à la maison et les récits des pestac' que tu as vus à différentes occasions enchantent quotidiennement nos oreilles. Nous sommes impressionnés par le niveau de détail que tu as su capter et retenir des spectacles auxquels nous avons assisté au Puy du Fou. Parmi les cinq que nous avons vus, celui sur les vikings et celui sur les chevaliers de la table ronde sont ceux qui t'ont le plus marqué.
Du coup, des flammes sortent régulièrement de ton épée - comme chez les vikings et, contrairement à Lancelot mais comme Arthur, tu parviens à extraire Excalibur du rocher qui l'emprisonne - en réalité, il s'agit d'une épée en bois que tu coinces entre les deux coussins de l'assise du canapé.

La propreté était en cours depuis quelque temps, mais sans résultat probant. Finalement, tout s'est mis en place naturellement cet été, le jour... comme la nuit ! Nous n'en demandions pas tant, mais nous sommes preneurs. (Et la cerise sur le gâteau, c'est que, grâce à l'exemple que tu lui donnes, ton frère de 19 mois a déjà commencé son chemin vers la propreté !)

D'ailleurs, en parlant de lui, ta relation avec Hector se construit de jour en jour. Vous êtes de plus en plus complices, dans les bons coups comme dans les moins bons. Il t'entraîne dans ses bêtises de "bébé", tu l'entraînes dans tes bêtises de "grand" ! Et comme il est moins farouche que toi, si quelque chose t'impressionne ou t'effraie, tu as l'intelligence de l'envoyer au front en éclaireur. ;-)

Pour toi qui avais pourtant hâte d'aller à l'école, les premiers jours ont été un peu difficiles, mais cela semble aller de mieux en mieux.
En tout cas, les menus de la cantine semblent te convenir : d'après toi, le premier midi, c'était "frites-saucisson" !
Aujourd'hui, c'était même le premier jour où nous te déposions sans que tu ne pleures. Dommage que nous nous apprêtions à t'imposer une nouvelle adaptation, dans à peine quelques semaines ! (ça, c'est du teasing ! ;-))

Bref, voilà un petit état des lieux de ta vie de petit bonhomme de trois ans. Et comme je n'ai pas d'image d'illustration sous le coude, je terminerai avec la photo d'un "petit blondinet" à qui tu me fais penser - uniquement physiquement (heureusement, diront les connaisseurs !) :

Joffrey

23 mai 2013

Vous avez dit "symptômes" ?

Alors que j'approche des 4 mois de grossesse révolus, je peux dire que j'ai eu de la chance : j'ai échappé aux désagréments souvent inhérents au début de grossesse ! J'ai quand même ressenti une poignée d'autres symptômes qui m'ont aidée à croire à mon état. :-)

  • Une grande fatigue les premières semaines, un prétexte de plus (la marmotte que je suis en avait-elle seulement besoin ?) pour multiplier grasses mat' et siestes ! ;-)
  • Une hantise aussi irraisonnée qu'incontrôlable : qu'il arrive quelque chose à mon homme avant l'arrivée des grumeaux. D'ailleurs, il suffit qu'il soit en retard pour que mon cerveau passe en mode cinéma !
  • Et bien sûr les classiques "envies de fraises", même si mes fraises à moi ressemblent plutôt à :
    • du riz au thon :

      Riz au thon

    • de la poule au riz :

      Poule au riz

    • et - plus récemment - du pop-corn sucré :

      Pop corn

Je viendrai vous raconter si d'autres "envies de fraises" me prennent !

19 juin 2013

En avant la musique !

Aujourd'hui - et pour la première fois depuis le début de mon arrêt fin février - j'ai ressorti... mon alto !

C'est quoi, un alto ?
C'est comme un violon, mais en un peu plus grand et un peu plus grave (d'une quinte, exactement).

L'idée de lui refrotter les cordes me taraudait depuis un moment mais j'avais la flemme de le sortir de son étui, de chercher les partitions qui me donneraient envie, de l'accorder...

Et puis, à force de lire que les grumeaux commencent à percevoir les sons extérieurs, je me suis dit que c'était le bon moment. Ils ont donc eu droit cette après-midi à une petite sérénade, entre Mendelssohn, Schubert, Paganini, Schumann, Brahms, etc.
Ils ne se sont manifestés ni pendant, ni après : je me dis donc qu'à défaut d'avoir aimé, ils n'ont pas détesté au point de vouloir me faire arrêter :-)

 

Alto
Altiste : Stéphanie Lalizet (Opéra de Rouen)
Photo : David Morganti (http://www.davidmorganti.com/)

20 mai 2013

Nuées d'étoiles

Mon mobile de montgolfières étant presque terminé (j'en suis à la confection du support, je reviendrai vous en parler quand tout sera fait), je me suis lancée dans un autre "fait-main". L'idée que j'ai trouvée était à la base un mobile, mais comme j'ai déjà mes montgolfières pour l'un des grumeaux et une autre idée pour l'autre grumeau, j'ai décidé de détourner ce mobile en simple décoration murale : http://www.monbebecheri.com/fabriquer-mobile-enfant/.

Mobile étoiles

Je sais déjà quel rendu je veux obtenir sur le mur (le même effet que sur les photos ci-dessous en fait) mais ne sais pas encore quel système de fixation (invisible) je vais choisir. Nous verrons bien lorsque les chambres seront prêtes... dans quelques mois !

Et comme j'ai déjà des couleurs en tête comme fils conducteurs de la déco des chambres, je m'en suis servie pour les étoiles : orange pour un grumeau, vert pour l'autre !

Envol d'étoiles orange Envol d'étoiles vertes

21 mai 2013

Mon AMP en quelques chiffres

Pour certains, il suffit de faire un câlin. Pour d'autres, il faut un peu plus que ça...

FIV

  • 1 hystérographie
  • 1 IRM
  • 1 ponction de kystes
  • 2 suppositoires
  • 2 replacements
  • 3 embryons viables
  • 3 ponctions d'ovocytes
  • 8 embryons non viables
  • 25 échographies
  • 29 prises de sang
  • 78 injections
  • 189 ovules
  • 297 comprimés
  • ...
  • ...
  • ...
  • ...
  • ...
  • 2 bébés en route !
15 mai 2013

Être "Rh-" et avoir un homme "Rh+"

On dit toujours qu'il faut surveiller les femmes Rh- sous prétexte que leur rhésus peut présenter une incompatibilité foeto-maternelle - sous-entendu qu'elles sont potentiellement "dangereuses" pour leur bébé - sauf qu'on oublie de préciser que ce risque n'existe que si le père est Rh+ et si le résultat est que le bébé est lui aussi Rh+. Donc, c'est autant la faute du papa que de la maman, non mais ! ;-)

Rhésus négatif

Ça veut dire quoi, dans les faits ?

Techniquement, cette incompatibilité foeto-maternelle se traduit par la fabrication, par la mère, d'agglutinines destinées à détruire les globules rouges du bébé. Plusieurs facteurs conditionnent toutefois l'existence de ce risque :

  • Comme dit plus haut, il faut que la mère soit Rh- et le père Rh+. S'ils sont du même rhésus ou si la mère est Rh+ (quel que soit le rhésus du père), aucun risque.
  • Il faut que le bébé soit Rh+ (mais cela ne peut être vérifié qu'après l'accouchement, d'où l'intérêt de prendre des précautions).
  • Il faut que le sang de la mère et celui du bébé entrent en contact, soit lors des remaniements placentaires habituels de la grossesse, soit au moment de la délivrance.

En général, la première grossesse se passe sans problème car la mère se contente alors de détecter les globules rouges Rh+ du bébé et de fabriquer des agglutinines inactives. C'est à partir de la deuxième grossesse que le risque se concrétise puisque la mère reconnaît alors cette deuxième intrusion Rh+ et ses agglutinines se mettent alors en action. Le risque est surtout fœtal puisque le bébé peut alors souffrir d'une anémie sévère et d'une atteinte grave du foie et de la rate, qui peuvent s'avérer mortelles.

Mais qu'est-ce qu'il faut faire alors ?

  • S'assurer de connaître son propre rhésus et celui du père.
  • Le signaler à son médecin (normalement, si c'est un vrai médecin, il doit poser la question de lui-même, généralement plutôt trop tôt que trop tard).
  • Se faire injecter du Rhophylac (ou équivalent) autant de fois que nécessaire au cours de la grossesse (dans mon cas, on m'a parlé de 3 injections maximum).
  • Faire une prise de sang mensuelle pour pratiquer une RAI (= recherche d'agglutinines irrégulières).

Rien de bien contraignant, en somme !
En revanche, si la RAI révèle la présence d'agglutinines irrégulières, j'ignore (pour l'instant !) ce qu'il faut faire mais j'avoue que je préfèrerais ne pas le découvrir :-)

Sinon, être Rh- et surtout O-, c'est pas si mal !

Car ne l'oubliez pas : si vous avez besoin de sang, en tant que O-, je suis donneuse universelle. La classe, non ? ;-)

Le seul hic, c'est que je ne peux recevoir que d'un autre O-. Ça tombe bien : c'est aussi le cas de mon frère ! D'ailleurs, c'est pour ça que nous n'avons pas le droit de vivre trop loin de l'autre. Bon, en fait, on a le droit, mais si c'était le cas, on se manquerait trop :-)

Au fait, faudra qu'on m'explique comment deux O+ (en l'occurrence, mes parents) peuvent donner un O-, à deux reprises qui plus est ! Je sais pas vous, mais mes profs de maths m'ont toujours dit que deux + ne pouvaient donner qu'un autre + ! On m'aurait menti ? ;-)

29 janvier 2014

Une lubie de lingettes

Un billet un peu léger, pourtant à l'opposé de mon humeur du jour.

Celles (ceux ?) qui me suivent depuis le début un peu accidentel de ce blog le savent : j'essaie autant que possible d'adopter des gestes écolos. Pour les fesses de Gaspard, nous avons donc opté pour des lingettes lavables. La logistique n'est vraiment pas contraignante... sauf quand on a des manies absurdes du genre "ne pas mettre deux lingettes de la même couleur côte à côte sur le séchoir". Une lubie comme une autre, me direz-vous !

Lingettes lavables

Un jour prochain, je vous parlerai des couches lavables... si, si !

10 avril 2014

Ginie, femme sweet femme

C'est par une autre maman du groupe Nos tout-petits sur Facebook que j'ai découvert le blog drôlement (mais pas que) bien écrit de Ginie, femme sweet femme, il y a quelques mois déjà.

Ginie, femme sweet femme

C'est à travers ce billet, bien plus intime et plus grave que le reste du blog, que j'ai découvert l'histoire de Ginie :

http://www.femmesweetfemme.fr/journee-de-sensibilisation-au-deuil-perinatal/

Et ce sont ces mots qui m'ont marquée à la première lecture :

En ce sens, je pense qu’une sensibilisation est nécessaire. Parce que s’il y a bien une chose qui aide les parents d’enfants absents à se reconstruire, c’est le soutien qu’ils reçoivent et de voir que pour les autres aussi, c’est grave. On n’a pas perdu un objet. On n’a pas perdu un animal. On a perdu un enfant. On ne veut pas tourner la page. On ne veut pas oublier. On ne veut pas vous déranger. On veut juste que vous compreniez.

Car Ginie fait partie des parents qui ont perdu un bébé :

http://www.femmesweetfemme.fr/tu-ne-seras-pas-un-homme-mon-fils/

21 mars 2014

Injustice

Je me souviens de la réaction quasiment immédiate d'une personne en particulier à qui nous venions d'apprendre que Gaspard avait une jumelle : "Je n'en parlerai pas à mes enfants, ils sont trop petits". Ils sont deux garçons et ils doivent avoir entre 4 et 10 ans.

Je comprends cette volonté de protéger ses enfants, surtout lorsqu'ils sont encore trop jeunes pour appréhender certaines choses "de grands". Je comprends, je crois même que j'approuve. Mais ça ne m'empêche pas de trouver ça injuste.

Ces enfants-là vont grandir - du moins, un certain temps - sans savoir que la mort existe, sans savoir que la vie est cruelle, sans savoir que l'on n'a pas besoin d'être vieux pour mourir, sans savoir que certains enfants grandissent sans leur sœur à leurs côtés.

Je ne suis pas jalouse. Au contraire, je trouve ça bien parce que c'est comme ça qu'on devrait commencer sa vie : avec légèreté et insouciance. Je ne dis pas non plus que, puisque Gaspard n'aura pas cette chance, ils ne devraient pas l'avoir non plus. Ce n'est pas comme ça que je réfléchis et ce n'est pas comme ça que ça marche.

Mais mon Gaspard, quand il aura l'âge de l'aîné ou même du cadet, il saura déjà tout ça. D'abord affectivement, puis intellectuellement au fur et à mesure qu'il sera capable de verbaliser. Et je trouve ça injuste.

Parce que la vie a été injuste avec Élise et avec nous, mais aussi avec Gaspard. C'est injuste de mourir avant de vivre. C'est injuste d'enterrer son enfant. Et c'est injuste de grandir sans sa sœur.

Injustice

16 novembre 2013

Un signe ?

Mes chemises de nuit d'allaitement commençant à se faire un peu légères avec les températures qui baissent, j'ai décidé de passer au pyjama d'allaitement. Sur émoi émoi, j'ai repéré un modèle qui me plaît. Au moment de valider la commande, je me suis rendu compte que le modèle de pyjama s'appelle... Élise !

Pyjama allaitement

7 juin 2013

Merci Pierre Bellemare !

En arrêt depuis quasiment le début de la grossesse et fan des Enquêtes impossibles présentées par Pierre Bellemare et diffusées sur NT1 à raison de 4 à 10 épisodes par jour, je me suis constitué une petite liste des astuces à connaître et des erreurs à ne pas commettre, si un jour j'envisage de me débarrasser de quelqu'un ;-)

Les enquêtes impossibles

  • Ne pas conserver les vêtements et chaussures que l'on portait le jour J.
  • Éviter de laisser ses empreintes sur la victime ou le lieu du crime.
  • Ne pas lire le journal dans l'ambulance qui emmène la victime agonisante, surtout s'il s'agit de son mari/sa femme/son père/sa mère (rayer la mention inutile).
  • Utiliser de la succinylcholine, mais sans en vanter les mérites publiquement au préalable.
  • Éteindre son portable avant, pendant et après, pour éviter d'être repéré par les antennes-relais.
  • Éviter de s'en prendre à quelqu'un de trop proche, l'entourage des victimes étant toujours dans le collimateur des enquêteurs.
  • Veiller à donner une version des faits cohérente (éviter par exemple, lorsqu'on appelle les secours, de prétendre que l'on ne peut pas venir en aide à la victime parce qu'elle se trouve dans une pièce fermée à clé de l'intérieur tout en décrivant précisément ses blessures).
  • Ne pas fumer sur le lieu du crime, que ce soit pendant le repérage ou après les faits, ou du moins ne pas jeter ses mégots sur place.
  • Après la découverte prétendument inopinée de la victime, ne pas mettre son petit frère à l'abri chez les voisins et attendre 20 minutes pour prévenir les secours.
  • Donner la même version à tout le monde, notamment aux enquêteurs et aux autres témoins entendus ou susceptibles de l'être.

Toutes ces recommandations sont basées sur des faits réels et des erreurs réellement commises par des criminels - si, si, j'vous jure !

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Tannabelle et ses grumeaux
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